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Comment aider efficacement ses petits-enfants grâce aux donations et à l’assurance-vie ?

  • sebastiengarcia89
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture
comment aider ses petits enfants

Pourquoi aider ses petits-enfants plus tôt change tout ?

En France, l’héritage arrive de plus en plus tard. La majorité des transmissions intervienne après 50 ans, souvent à un moment où les grandes décisions de vie sont déjà prises. Cela a pour résultat que le capital transmis consolide un patrimoine existant, mais aide peu à construire une trajectoire. À l’inverse, une donation réalisée au bon moment peut faire toute la différence. Financer des études, un premier logement ou un projet professionnel a un impact bien plus fort qu’une transmission différée. Aider ses enfants ou petits-enfants plus tôt, ce n’est pas donner plus, c’est donner mieux. 


« Notre constat en entretien est clair, avec une forte progression de l’espérance de vie et du vieillissement de la population, le véritable enjeu patrimonial n’est plus seulement le montant transmis, mais bien le timing ! »  Matthieu & Sebastien

Quelles solutions pour aider efficacement ses petits-enfants ?

1 - Donner de son vivant et ouvrir un contrat d'assurance vie au nom du petit-enfant :


Comment cela fonctionne concrètement : 

  • Le grand-parent effectue un don manuel exonéré jusqu’à 31 865 €

    • NB : tous les 15 ans par petit-enfant.

  • Le contrat d’assurance-vie est souscrit au nom du mineur (avec accord des représentants légaux).

  • Le capital est immédiatement placé au nom du petit-enfant, assurant une transmission directe et sécurisée.


Exemple : un grand-parent verse 30 000 € sur un contrat ouvert au nom de son petit-fils, exonéré de droits de donation dans la limite de l’abattement.


Comment s’assurer que cette donation sera réellement utile ?

L’utilité du pacte adjoint


Le pacte adjoint est une convention tripartite entre le souscripteur (grand-parent), le bénéficiaire (petit-enfant) et éventuellement un tiers (ex. notaire ou administrateur). Il encadre les modalités d’exécution du contrat d’assurance-vie.


L’utilisation d’un pacte adjoint aura pour effets : 

  • De cadrer la gestion du contrat : Fixer les règles d’arbitrage, de rachat, et de gestion financière.

  • De définir l’âge de disponibilité des fonds : Prévoir à partir de quel âge (jusqu’à 25 ans maximum) le bénéficiaire pourra disposer librement des sommes.

  • D’encadrer l’utilisation des fonds : Préciser les finalités (études, achat premier logement, permis de conduire, création d’entreprise).


Exemple : Un grand-parent ouvre un contrat d’assurance-vie au nom de son petit-enfant mineur, avec un pacte adjoint qui stipule que le capital ne pourra être utilisé avant les 18 ans du bénéficiaire que pour financer ses études supérieures. Un administrateur tiers est désigné pour contrôler les arbitrages et les rachats. 


« Lorsque l’objectif est d’aider durablement un petit-enfant, placer les fonds directement dans un contrat d’assurance-vie encadré est souvent plus efficace qu’un simple don en liquidités. »

2 - En utilisant la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie en cas de décès :


Désignation des petits enfants dans la clause bénéficiaire :

Le grand-parent désigne ses petits-enfants parmi bénéficiaires du contrat. Les primes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Cette transmission est hors succession, ce qui évite les droits de succession classiques.


Outil simple, puissant, mais qui agit uniquement au décès.


Démembrement de la clause bénéficiaire (usufruit / nue-propriété) :

Il est possible d’utiliser le démembrement de propriété afin de transmettre : 

  • L’usufruit à un conjoint ou aux enfants

  • La nue-propriété à ses petits-enfants


Cette stratégie permet d’assurer la protection d’un bénéficiaire par l’accès aux revenus ou à l’usage des capitaux, tout en fléchant la valeur économique de long terme au profit des petits-enfants.


Néanmoins, il s’agit d’un montage techniquement exigeant. L’équilibre à maintenir entre usufruitier et nus-propriétaires est délicats. Cela passe par une rédaction contractuelle extrêmement précise avec une validation préalable de la faisabilité opérationnelle par l’assureur.


Ce n’est pas une solution standardisée. C’est une stratégie de sur-mesure.


Ce qu’il faut retenir de cet article :


  • Aider ses petits-enfants plus tôt a un impact patrimonial bien supérieur à une transmission tardive.

  • L’assurance-vie peut être un outil central, à condition d’être correctement structurée.

  • Le pacte adjoint est souvent la clé pour transformer une bonne intention en stratégie efficace.

  • Les montages via clause bénéficiaire, surtout démembrée, nécessitent expertise et rigueur absolue.


La transmission n’est plus un simple acte successoral. C’est une décision de pilotage patrimonial intergénérationnel.


Matthieu Detoul, co-fondateur d’EONE Conseil.


"Diplômé de l’ESCP, j’ai choisi de mettre mon expérience au service des dirigeants et des familles qui souhaitent structurer leur patrimoine avec exigence et sérénité. À travers mes écrits, je partage une conviction : le patrimoine doit être pensé comme un projet de vie."



 
 
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